vendredi 2 mai 2008

N'importe quoi

Tout a commencé hier soir ou plutôt ce matin puisqu’on était déjà aujourd’hui.

Au terme d’une soirée arrosée, passée à errer de bars en bars du côté de Montparnasse alors même que je portais mes bottes rouges: Chinées. Vintage. Sublimes. Hautes. Très hautes. Avantageant la démarche qui était la mienne après 10 heures à les porter et quelques grammes de joyeux alcool dans le sang. Ridicule. Peu importe. On a dit que tout commençait après ça.

Dernières tentatives aux portes des établissements de nuit. Refoulés. Nous choisissons l’option la plus sage, celle de se résigner à aller taper à la seule qu’on ne nous claquera pas en pleine figure. Taxi.

Réveillée à 11h, toujours ce putain de sabotage nocturne que je m’inflige, c’est-à-dire qu’un jour j’ai décidé très fort de ne dormir que cinq heures par nuit. Oui, comme si j’avais un bébé braillard, ou des travaux dans l’appartement d’à côté, ou le périph sous mes fenêtres. Sauf que non, juste moi et mon cerveau défaillant y arrivons parfaitement. Mon médecin dit que c’est un signe d’anxiété, j’ai envie de lui répondre que et encore il ne m’a pas vu tirer sur mes Merit.

J’ouvre les yeux, mes neurones se remettent en marche et mon estomac aussi. Petit déj. Internet. Ah, non, on me fait signe que Internet, non. Petit déj sans Internet. Perspective de journée sans Internet.

Retour dans le lit à la recherche de la peau brûlante et froissée de l’Homme. Est-ce que j’ai vomi en rentrant? Non. Pourtant je n’ai mal ni au ventre ni à la tête. Tiens, c’est étrange, je ne me souviens plus comment je me suis faite cette écorchure sur le pouce, là, mais là, regarde, que j’ai même dû saigner sur le coup. Houlà, mais oui, tu es passée sous un camion ou quoi? L’Homme me fait rire. C’est son boulot d’antidépresseur naturel. Sans prévenir c’est le moment qu’a choisi le sommeil pour me la faire à l’envers. Me tomber dessus à bras raccourcis.

Merde. Alors c’est ça les premiers signes de vieillesse? Plus besoin de Diantalvic pour chasser les petites abeilles de ma tête, rien. Et maintenant mon cerveau défaillant qui m’impose une sieste post-petit-déj-sans-internet. Je suis foutue. Raccourcissement significatif voire disparition des manifestations de maux de tête, ventre et autres vertiges et rallongement du besoin d’heures des sommeil. Oui, je gère l’après-cuite comme une vraie alcoolique et n’arrive plus à me remettre en selle après une presque-nuit blanche. Foutue.

Pendant que mon cerveau défaillant me transportait dans le passé puisque j’avais 15 ans, dans une maison immense avec piscine intérieure où je barbotais avec ma meilleure amie de l’époque, Steph, il eut la bonne idée d’inclure dans mon rêve ce réveil formidablement désuet et énooooorme qui annonçait 20h et donc que j’étais en retard au boulot. Je me mettais à engueuler les présents qui n’avaient même pas été fichus de me prévenir de l’heure, que merci grâce à eux j’allais me prendre une soufflante. Pas mon genre pourtant.

Et puis je me suis réveillée. 15h. Même pas en retard.

Et j’ai eu envie d’ouvrir ce blog.

1 commentaires:

Radha a dit…

Bonjour, quelle bonne idée que ce blog, en effet. J'aime beaucoup ta façon de décrire les moments et je vais probablement revenir par ici.